Les nombreux bienfaits du miel…et une mise en garde à connaître.

Dans de nombreux pays, le miel est utilisé comme remède soit à l’état pur, soit mélangé à des plantes depuis de nombreuses générations.

En France, chacun connaît les bienfaits du miel ou des bonbons au miel pour soulager les maux de gorge.

Certains miels sont connus pour leurs propriétés laxatives, d’autres pour guérir les brûlures, les inflammations… On l’utilise même pour guérir des morsures de serpents.

Les propriétés du miel sont multiples : antibactérien, anti-inflammatoire, antioxydants (réduisant la formation des radicaux libres responsables du vieillissement). En milieu hospitalier, un miel spécialement préparé et standardisé pour sa pureté bactérienne est utilisé pour la cicatrisation. Certaines caractéristiques du miel lui confèreraient un pouvoir antibactérien important. Sa viscosité par exemple, limite la dissolution de l’oxygène assurant ainsi une meilleure oxygénation des tissus. Et sa faible concentration en protéines empêcherait les bactéries de croître correctement. Avant l’apparition des antibiotiques, le miel était souvent utilisé dans le monde médical. Il était employé comme agent antiseptique contre les infections. Durant la première et la seconde Guerre Mondiale, il était utilisé pour accélérer la cicatrisation des plaies des soldats. Toutefois précisons que pour l’instant, aucune étude scientifique ne s’est penchée sur l’effet antibactérien du miel.

A chaque miel, ses bienfaits :

Miel d’acacia : Considéré comme un régulateur intestinal, il est recommandé pour les jeunes enfants.
Miel de Bourdaine : On attribue à ce miel des bienfaits purgatifs comme ceux de la plante.
Miel de cerisier : Aurait des vertus diurétiques.
Miel de châtaignier : Il serait bénéfique pour la circulation sanguine et ses vertus cicatrisantes. Il est riche en oligo-éléments : potassium, magnésium, manganèse et baryum.
Miel de chêne : Comme beaucoup de miel de forêt, c’est un des miels les plus riches en oligo-éléments.
Miel de colza : Il contient des oligo-éléments comme le calcium et le bore.
Miel de lavande : Il est aussi employé en cosmétique : savons, shampoings.
Miel de luzerne : Ce miel serait conseillé aux sportifs et aux personnes fatiguées ou convalescentes en raison de ses propriétés ré-énergisantes.
Miel de pissenlit : C’est un miel aux bienfaits diurétiques.
Miel de romarin : Ses oligo-éléments (calcium, bore, fer et cuivre) seraient bénéfiques pour les insuffisances cardiaques, digestifs et vésiculaires.
Miel de sapin : Sa richesse en oligo-éléments (phosphore, potassium, calcium, soufre, magnésium, zinc, bore, fer et cuivre) donne à ce miel des bienfaits multiples : anti-anémique, antiseptique et diurétique. Serait ainsi recommandé contre l’asthme, la bronchite, la trachéite, la pharyngite, la rhinite et le rhume.
Miel de sarrazin : Spécialité bretonne, ancré dans un sol rocheux, il serait bon contre l’anémie, la déminéralisation et les maladies osseuses.
Miel de Tilleul : Il contient des oligo-éléments (potassium, calcium, et manganèse). Doux pour les rhumes, pour apaiser.
Miel de tournesol : Ce miel est particulièrement riche en oligo6éléments : calcium, bore et silicium
Miel de Thym : Traditionnellement, le miel de thym est employé pour sucrer les infusions du soir : apaisant, il favoriserait le sommeil.
Antiseptique reconnu, stimulant contre la fatigue, antispasmodique, il serait recommandé pour la prévention des maladies infectieuses, respiratoires ou digestives.
Le miel de thym est très riche en cuivre et en bore.
Miel de Garrigue : Riche en oligo-éléments, le Miel de Garrigue possèderait des vertus toniques et fortifiantes.
Miel d’Arbousier : Diurétique, un antiseptique urinaire et il favoriserait la circulation sanguine.
Miel de Mélilot : Serait indiqué particulièrement dans les problèmes inflammatoires de la sphère ORL au sens large (sinusite, rhinite, pharyngite, laryngite, gingivite, angine…).

 

Calories et sucres :

Le miel est très riche en sucres puisqu’il en contient entre 78% et 80%.  Tous les miels ne se valent pas car leur composition dépend de l’origine du miel et des fleurs butinées par les abeilles. En moyenne, une cuillère à café de miel (= 8gr de sucre soit 2 morceaux de sucre) représente 30% de la consommation journalière maximale recommandée par l’OMS.

Néanmoins, contrairement au sucre composé quasiment exclusivement de saccharose, plusieurs glucides, en différentes proportions, se trouvent dans le miel :

  • Une majorité de fructose (environ 55%) et de glucose.
  • Du maltose, du saccharose et d’autres polysaccharides en faibles proportions.

D’ailleurs, c’est la proportion entre ces différents sucres qui détermine la consistance du miel : s’il est plus riche en glucose, il se cristallise. En revanche, si le fructose l’emporte, il reste liquide.

Selon son origine, le miel est composé d’environ 55% de fructose, un sucre naturel qui est aussi celui que l’on trouve dans les fruits. Si le fructose peut sembler un bon argument en faveur du miel, il faut en réalité savoir que seul notre foie est capable de métaboliser le fructose. D’autres sucres comme le glucose utilisés par le foie, sont aussi utiles aux muscles et au cerveau. Or, notre alimentation quotidienne contient déjà trop de fructose par rapport à la capacité de notre foie à le traiter. En effet, le fructose est ajouté dans de nombreux produits industriels (céréales, pizzas, gâteaux, sauces…). Lorsque le fructose est en excès dans notre organisme, il va alors être directement stocké dans le foie sous forme de graisses. Ce syndrome du “foie gras” augmente ainsi les risques de diabète et favorise la résistance à l’insuline.

Il faut également savoir que le pouvoir sucrant du miel est supérieur à celui du sucre. Traduction : à quantité égale, votre thé aura un goût plus sucré avec le miel qu’avec le sucre. En plus, ce dernier apporte moins de calories.

Par contre, avec son fort taux de glucose, le miel a un pouvoir hyperglycémiant important, les diabétiques doivent donc limiter leur consommation et demandez un avis médical.

En revanche, le miel fournit des antioxydants, de la vitamine E, B, C, et est riche en minéraux (magnésium, calcium, potassium, fer).  Les miels plus foncés (sarrasin ou châtaignier par exemple) seraient plus riches en antioxydants (présence de flavonoïdes) que les miels plus pâlesDans l’Antiquité, les athlètes buvaient de l’eau miellée pour recouvrer rapidement leur force. Il est donc un fournisseur d’énergie, un excellent reconstituant en cas de convalescence. 

Quelques applications :

 * Maux de gorge

Le miel apaise en cas d’angine ou de mal de gorge grâce à ses propriétés antibactériennes. Une cuillerée de miel dans une boisson chaude crée une fine couche protectrice et tapisse la gorge, permettant ainsi de mieux prévenir l’irritation qui engendre la toux.
Mélangez une demie-tasse avec une cuillère à thé de gingembre moulu ou de vinaigre balsamique. Ajoutez à ce mélange le jus d’un demi-citron et une cuillère à thé de miel. Gargarisez-vous avec ce remède maison.
Il est d’usage d’agrémenter une bonne tisane d’une cuillère à soupe de miel pour soigner un rhume. En effet, il semblerait que le miel diminue l’adhérence des bactéries, les empêchant ainsi de se fixer et de proliférer. Ainsi, le miel aide à atténuer les maux de gorge et, dans le cas de toux sèches, à fluidifier le mucus.

Il faut bien retenir que si le miel peut être un véritable plus dans le traitement du rhume, si vos symptômes persistent sans amélioration au bout de 48 heures, le mieux est d’aller consulter un médecin qui saura vous prescrire le traitement adéquat.

* Combattre l’insomnie :

Le miel contribuerait à la libération d’insuline qui à son tour, stimulerait le tryptophane. Cet acide aminé a le pouvoir de nous rendre somnolents. Si vous avez de la difficulté à dormir, prenez un verre de lait chaud ou une boisson chaude avec du miel avant de vous coucher. La chaleur dégagée par le liquide chaud augmentera l’effet du tryptophane.

* Constipation :

Le miel agirait également sur la sphère digestive. Il possède des propriétés diurétiques, laxatives et serait bénéfice contre les constipations passagères. Il serait également efficace contre les infections de l’estomac et de l’intestin. 

* Acné :

Les propriétés antibactériennes du miel pourraient aider à mieux contrer l’inflammation liée à l’acné. Mélangez une part de miel et une part de muscade, laissez reposer le mélange sur le bouton pendant 15 minutes avant de rincer. Si vous sentez une réaction de chaleur ou de démangeaisons, retirez aussi avec de l’eau tiède.

ATTENTION AUX ENFANTS

Les enfants de moins d’un an ne doivent pas consommer de miel.
Plusieurs études ont en effet, démontré qu’il peut causer le botulisme infantile. Le botulisme infantile est une maladie rare en augmentation depuis 2004. Les spores de la bactérie peuvent se retrouver dans les poussières de certains sols mais aussi dans le miel transporté par les abeilles.
La maladie affecte le système nerveux de l’enfant. Les enfants de moins d’un an sont particulièrement exposés car leurs systèmes immunitaires ne sont pas encore complètement prêts à se défendre contre tous les microbes & bactéries. Ainsi l’ANSES rappelle que même en petites quantités, le miel ne doit pas être administré aux nourrissons de moins d’un an, ni pour sucrer des plats, des gâteaux que l’enfant est susceptible de manger, ni pour l’appliquer sur une tétine pour calmer la pousse des dents.

N’oubliez pas d’avoir une utilisation raisonnée et raisonnable.

La Nature n’est pas inépuisable…

Rappel : Les conseils et informations donnés dans les pdf, articles, ou sur tout autre support fournis par Bien Mieux S.A.S ne peuvent en aucun cas, remplacer une prescription ou le diagnostic d’un médecin, ni se soustraire à un avis médical.
Lorsque vous êtes en suivi médical, prévenez impérativement votre médecin/thérapeute ou pharmacien, que vous désirez adjoindre les huiles essentielles ou un produit naturel à votre traitement en cours.